Le gisement de palourdes japonaises du Bassin d'Arcachon est aujourd'hui le premier gisement français en termes de superficie et de biomasse. Il est exploité par 140 pêcheurs professionnels et attire également un grand nombre de pêcheurs récréatifs.
Pour les professionnels, l'accès à la ressource est déjà régi par un contingent de licences dont les conditions d'attribution sont fixées par le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d'Aquitaine. Il existe également des zones mises en réserve chaque année. Afin de suivre l'état de la ressource, et pour adapter les modalités de gestion de cette pêche, une évaluation du stock est effectuée tous les deux ans par l'Ifremer, à la demande du Comité Local des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Arcachon.

Les résultats de l'évaluation « 2008 » montrent que le gisement tend à se fragiliser : la biomasse de palourdes de taille supérieure à 35 mm, qui est la phase exploitée, est en régression de 32 %. Les conditions nécessaires à l'établissement d'un équilibre durable entre l'activité de pêche et les capacités de renouvellement du stock ne sont aujourd'hui pas réunies.

Par ailleurs, les pêcheurs disposent des résultats d'une thèse sur la croissance de la palourde japonaise dans le Bassin, réalisée par le laboratoire EPOC de Bordeaux.

Face à ces résultats, et après avoir demandé l'avis de l'Ifremer sur les mesures de gestion à mettre en œuvre, les professionnels de la pêche à la palourde se sont réunis afin de trouver une solution pour la durabilité du gisement.
En tenant compte des recommandations scientifiques apportées, voici les principales mesures de gestion que les structures professionnelles vont mettre en œuvre :
  • Diminution du contingent de licences :
    Pour une licence entrante, il faudra deux licences sortantes.

  • Diminution du nombre de jours de pêche :
    La pêche sera fermée un jour par semaine.

  • Modification des zones de réserve :
    Il a été décidé de créer deux réserves qui restent les mêmes durant au moins 3 ans. Leur position a été choisie pour favoriser la dispersion du naissain sur l'ensemble du gisement.

Ces nouvelles mesures devraient permettre au gisement de palourde de se rétablir dans les années qui viennent. Elles seront revues en fonction des résultats de la prochaine évaluation de stock, en 2010.